Suite à l'article publié par eMmA à propos de Michel Jonasz et le titre: Les Fourmis rouges, il m'est venu l'envie d'écrire cet
acrostiche en écoutant cette chanson...
Ses doigts sur le clavier l’onde effleurée
Un pincement au cœur le silence des mots
Rêve mon âme le Verbe à son orée
Tout près de la nouure dans la distance
Ô ce désir inassouvi ! Le Verbe à nouveau se dérobe
Ne dévoile à ma langue sa magnificence
Coule l’onde la blancheur de l’ivoire
Halète en l’émouvance de la flamme
Autant de beauté on n’ose y croire
Nimbées de lumière sous les feux de l’enclume
Tintent mes oreilles de mille merveilles
Jazzie ton chant paillette mes envies
Effeuille mes pas l’ivresse bleue du murier
Voici le temps de l’amour au clair regard
A l’aube du dernier jour ainsi les doigts
Gorgés d’essentiel s’éploient
Un rêve d’azur sur les lèvres
Eprises s’éveille de miel et de nard
L'aube pointe son doigt
la cime rosit
ma langue à l'orée des mots
boule nervurée
le navire tend ses amarres
en vain
obstrue ma gorge
il n'est nul départ
la rouille mastique les couleurs
à fendre le cœur
les chaînes crissent au chant du loup
l'aile d'un mauvais présage
Les fenêtres du port en tremblent encore
le vieux marin une pipe d'écume
à la lèvre bleue
froisse l'ombre de sa blancheur méditative
- Des mots trop ordonnés - grommelle-t-il
L'imaginaire est clos.
:
Un regard qui se promène entre dehors et dedans… L’esquisse d’une vie qui est mienne... Une quête du Verbe.
Jeux de mots. Carnet intime. Un regard non finito...
Le dire imaginaire se meut sous la plume comme un
dieu aux multiples visages. Il trace son sillon dans la terre que nous lui avons préparée. Ainsi il vague une forme tantôt sauvage ou disciplinée, tantôt raison ou folie, selon notre volonté ou
notre intuition…
Les mots
créent des liens invisibles entre notre intériorité et le monde. Ils sont les murmures d’une parole perdue, idée de création enfouie dans notre forme de glaise. Et nous nous l'approprions bribe
par bribe, au travers des mots...
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